Entretenir

Baliser, dérocher, draguer...

L’aménagement et l’entretien des voies navigables inter-Etats de la RCA et de la République du Congo sont confiés au Groupement d’Intérêt Economique dénommé « Service Commun d’Entretien des Voies Navigables » (GIE-SCEVN).

Son homologue en République Démocratique du Congo est la Régie des Voies Fluviales (RVF), entreprise publique à caractère commercial et industriel, dotée de la personnalité juridique.

 

L’entretien consiste à maintenir avec un maximum de sécurité les possibilités de navigation, en conservant un chenal praticable et correctement balisé, surtout en période de très basses eaux.

Aménager une rivière requiert des activités spécifiques que se partagent les brigades de:

Il permet de sécuriser la navigation. Chaque année, au fur et à mesure de la décrue, le balisage doit être renforcé et à la crue, le balisage des hautes eaux, moins dense, doit être progressivement remis en place. Il se fait au moyen de balises fixes et de balises mobiles.

Les signaux et les bouées sont revêtus de matériel réflectif de type scotch-lite. Ainsi la navigation de nuit est possible, bien qu’elle demande une grande attention !

baliseur

L’insuffisance du balisage et a fortiori son absence se traduisent:

 

L’écoulement des eaux fluviales charrie des sédiments qui se déposent à des rythmes variables. Les dragages permettent d’approfondir le chenal aux basses eaux dans les seuils sableux. La drague (navire de service) enchaîne trois phases : le dragage, consistant à enlever les sédiments du fond, le transport pour se rendre sur le lieu de leur déversement, et enfin leur déchargement.

Par exemple, Ils sont réalisés sur l’Oubangui et la Sangha de décembre à mars et entre février et mai dans le bassin du port à grumes de Brazzaville (afin de garantir un tirant d’eau de 1,80 m à l’étiage).

Ils ont pour but de supprimer les ruptures de charge (ex : l’aménagement du seuil de Zinga, à 60 km en aval du port de Bangui), d’approfondir et d’élargir les passes rocheuses existantes et d’en diminuer la sinuosité.

Elles portent sur la mise au point des cartes de navigation, l’étude et le contrôle des travaux de dragage et de dérochement sur les axes, les mesures de vitesse du courant, les débits des cours d’eau, l’évolution des bancs de sable, ou encore les levés terrestres et hydrographiques qui permettent la mise au point de projets d’aménagement fluvial et portuaire.

banc-sable

Banc de sable hypothéquant la navigation

Ce sont les axes fluviaux inter-Etats qui assurent le maximum du trafic et donc absorbent la quasi-totalité de l’activité des services compétents.

L’un des défis majeurs de la CICOS est de lever les difficultés qui s’opposent à l’aménagement du réseau, en favorisant les mécanismes de subsides et la dotation de moyens neufs et adéquats mis à disposition des services d’entretien (GIE-SCEVN et RVF) en rapport avec l’ampleur des travaux à exécuter (dragues, baliseurs, vedettes hydrographiques, etc.).

(Sources: Site du Service Commun d’Entretien des Voies Navigables http://gie-scevn.com/; Plan d’Action Stratégique pour la promotion de la navigation dans le Bassin du Congo, CICOS, 2007)