La 16ème session du Comité de Direction de la CICOS a livré ses conclusions

Réuni par visioconférence en sa seizième session ordinaire depuis le 26 mai 2021, le Comité de Direction de la CICOS, organe d’avis de l’institution, a pris fin ce vendredi 28 mai 2021.  Les Experts de 6 Etats membres de la CICOS ont examiné tous les dossiers qui étaient soumis par le Secrétariat Général, et ont arrêté leurs conclusions.

Le Staff du Secrétariat Général de la CICOS

Au plan technique, toutes les affaires ont été validées. Il s’agit entre autres, de l’état des lieux et diagnostic de la gestion des déchets dans les principaux ports fluviaux dont l’objectif est d’assurer la gestion des déchets en vue d’améliorer la qualité de l’environnement portuaire et des voies d’eau intérieures. Tout comme le Règlement commun relatif à la collecte, à l’évacuation et à la réception des eaux usées et ordures provenant des unités fluviales affectées à la navigation intérieure dans l’espace CICOS.

Le Comité de Direction a également validé les Statuts de l’Ecole Régionale de Formation aux Métiers de la Navigation Intérieure, « ERFMNI » en sigle, ainsi que le manuel des procédures et les nouvelles maquettes de formation. Les Experts des Etats ont salué les efforts du Secrétariat Général qui ont permis d’obtenir l’agreement de l’Ecole dans le pays de siège. Ils ont néanmoins exprimé leur inquiétude quant à l’autonomisation de celle-ci, au regard du non recouvrement des contributions financières des Etats, depuis la mise en route du processus de son développement pérenne. Le Comité de Direction a recommandé en conséquence, qu’un  mécanisme concret de mobilisation de financement de l’ERFMNI soit mis en place.

Validant également tous les dossiers financiers, le Comité de Direction a approuvé le projet de budget  de la CICOS, pour l’exercice 2021.

Quant aux affaires à caractère général, le Comité de Direction a validé les rapports d’activités des années précédentes et approuvé, moyennant quelques amendements, le programme d’activités 2021, ainsi que l’étude portant sur la réforme institutionnelle de l’Institution.

Les difficultés de fonctionnement persistent

Le Secrétaire Général, Mme ENAW née Judith EFUNDEM présentant les dossiers

Evoquant les difficultés de fonctionnement du Secrétariat  Général de la CICOS, les membres du Comité de Direction ont épinglé la situation de l’immeuble abritant le siège de l’Institution ainsi que  la résidence du Secrétaire Général, qui revient chaque année sans solution.

Le Secrétariat Général a rapporté les engagements pris par les autorités du Pays de siège, suite à la visite du Président du Comité des Ministres en mars 2020. Cependant, les représentants du Pays de siège ont rassuré l’assistance sur les démarches en cours, pour faire aboutir ces engagements. 

Quant à la question portant sur la désignation du Pays qui va occuper le poste du Secrétaire Général, l’actuel étant arrivé en fin de mandat, les Experts des Etats ont préféré s’en remettre à la discrétion du Comité des Ministres. Ce Comité qui se réunira du 1er au 2 juin prochain, pour sa 15ème session ordinaire au cours de laquelle tous ces dossiers seront soumis à son adoption.

Une posture des participants à la fin des Travaux

 

Les réunions statutaires de la CICOS s’ouvrent ce mercredi 26 mai 2021

La quinzième session ordinaire du Comité des Ministres de la Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha « CICOS » prévue en visioconférence, aura lieu du 1er au 2 juin 2021. Elle sera présidée M. Herbet Gotran DJONO AHABA, Ministre du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques de la République Centrafricaine, Président en exercice dudit Comité.

La réunion du Comité des Ministres est précédée de la 16ème session ordinaire du Comité de Direction, qui commence ce mercredi 26 juin jusqu’au vendredi 28 juin 2021.

L’occasion de la tenue des réunions statutaires de la CICOS constitue un moment essentiel de l’année. Car, c’est le lieu pour le Secrétariat Général de présenter les résultats des actions engagées et de recevoir, de la part du Comité des Ministres, les grandes orientations pour les actions futures.

La situation sanitaire en cours due au Covid 19 et le calendrier politique chargé dans les Etats membres de la CICOS n’ont pas permis la tenue de ces assises depuis 2019.

Les Ministres en charge de l’Eau et du Transport fluvial des 6 Etats membres de la CICOS à savoir l’Angola, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la République Démocratique du Congo et le Gabon, vont se pencher ainsi, sur les dossiers importants liés au fonctionnement de l’Institution. Il s’agit de l’examen et l’adoption des dossiers relatifs :

Ces assises constituent également l’occasion pour les décideurs de la CICOS de donner des orientations sur la mise en œuvre de nouveaux projets qui viennent d’obtenir des financements. Il s’agit d’un part, du projet de mise en place d’un Système d’Information sur l’Eau pour l’adaptation aux changements climatiques dans le bassin du Congo, fiancé par l’AFD et le FFEM, et d’autre part, du Projet d’Appui à la Règlementation, la Facilitation, la Sécurisation et  la Durabilité du Transport fluvial dans la zone CICOS, sous financement de l’Union Européenne.

 

 

 

Atelier Régional Conjoint Consortia AGEOS/CICOS

Thème :  » Synergie d’actions en Afrique Centrale pour une Gestion Durable des Ressources Naturelles à travers les données d’Observation de la Terre » , Kinshasa, du 26 au 28 mai 2021.

COMMUNIQUE DE PRESSE

2ème Forum Hydromet en Afrique Centrale : le Programme GMES & Africa au cœur des échanges

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) a organisé du 04 au 06 mai 2021, le 2ème Forum Hydrométéorologique (Hydromet) qui a regroupé en visioconférence, plus de 200 acteurs du secteur eau en Afrique Centrale. La CICOS, organisme de gestion du bassin du Congo, tête de file du consortium en Afrique Centrale, du Projet Gestion de l’Eau et des Ressources Naturelles du Programme continental GMES & Africa, (GERN/GMES&Africa) y a activement pris part.

 

 

 

 

 

 

Après le 1er Forum tenu en 2018, il fallait perpétuer cette plateforme d’échanges de connaissance et d’informations entre les Services Hydrologiques et Météorologiques Nationaux (SHMN) et les principaux utilisateurs et de permettre un cadre d’écoute pour les partenaires au développement sur les besoins des secteurs et des groupes d’utilisateurs. C’est l’objectif visé par cette deuxième édition qui, en raison du contexte covid-19, s’est tenu en visioconférence.

L’intervention de la CICOS s’est située dans le cadre de la session consacrée au rôle majeur  des organismes de bassin transfrontaliers dans le Suivi Régional Hydro Météo et les Systèmes d’Alerte Précoce. Le Dr Georges Gulemvuga, Directeur des Ressources en Eau de la CICOS et coordonnateur du Projet GERN/GMES & Africa, a fait une présentation axée sur la contribution des technologies spatiales dans l’amélioration du suivi régional hydrométéorologique et les systèmes d’alerte précoce: cas du bassin du Congo. Au cours de cette présentation il a longuement partagé l’expérience de la CICOS dans la promotion de l’Altimétrie spatiale comme complément au réseau de mesure in-situ depuis 2009 à ce jour, du Programme AMESD à GMES & Africa en passant par MESA financé par le partenariat Union Européenne – Union Africaine.

Des avancées spatiales significatives

La CICOS et ses partenaires ont ainsi développé des produits et services avals dont les plus saillants sont l’élaboration d’alerte des hauteurs d’eau pour la navigation et le suivi de bilans hydrologiques de sous-bassins, le modèle de prévision des hauteurs d’eau pour la navigation fluviale , l’outil de modélisation et d’allocation des ressources en eau nécessaire aux aménagement hydrauliques et à  l’allocation des ressources en eau du bassin du Congo. La CICOS a élaboré, grâce à l’altimétrie spatiale, une carte de la densité de puissance (kW/Km) le développement de la pico et micro-hydroélectricité. Il a été également question, bien évidemment, du dernier né de ces innovations technologiques  réalisé avec l’appui de GMES & Africa: l’application smartphone incorporant les cartes de navigation numérique du fleuve Congo et de ses principaux affluents et utilisant les technologies satellitaires pour guider, en toute sécurité, les bateaux et autres embarcations fluviales.  Le Dr Gulemvuga n’a pas manqué de relever à l’attention des participants que les services du Projet GERN/GMES & Africa s’étendent au-delà de navigation fluviale et mettent également l’accent sur la densification du réseau hydrométrique du bassin du Congo et sur le suivi de la dynamique des zones humides de la cuvette centrale. L’un des apports majeurs que la CICOS, grâce au Projet GERN/GMES & Africa, apportent aux SHMN de ses Etats membres, conclut-il, c’est leur approvisionnement en données spatiales et la mise à niveau de leurs réseaux nationaux.

Au cours des échanges qui ont suivi cette communication, les participants ont souligné les avancées obtenues grâce à la technologie spatiale et exhorter les SHMN d’en faire une meilleure exploitation pour engager l’Afrique centrale dans la voie du développement durable.

C’est pourquoi, dans ses recommandations finales, le 2ème Forum Hydromet a souligné l’importance pour l’Afrique Centrale de s’approprier ces technologies innovantes dont les avantages sont multiples, notamment : l’accès aux données des endroits inaccessibles au sol au regard de l’immensité de la superficie du bassin, moins coûteux au plan opérationnel, car elles remplacent les lecteurs, des mesures continues, etc.

Une pléthore d’acteurs a répondu présent à cette importante plateforme régionale, dont les représentants de haut niveau des gouvernements des Etats membres de la CEEAC, l’ensemble des points focaux nationaux des secteurs concernés et notamment ceux de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, les organismes de bassin transfrontaliers de l’Afrique centrale, les acteurs de la société civile et notamment les universités, les parlementaires des pays de la sous-région, le secteur privé, des institutions sous régionales et les partenaires au développement.

Il convient de rappeler que cette activité est financée par le programme « Renforcer la résilience aux catastrophes naturelles dans les régions, pays et communautés d’Afrique subsaharienne« , qui est une initiative du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, financée par l’Union européenne et mise en œuvre par la Banque mondiale / Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement (GFDRR).

 

ACCES AUX DONNEES SATELLITAIRES EN AFRIQUE CENTRALE : 27 STATIONS DE RECEPTION EUMEUTCAST SITUEES DANS 9 PAYS SONT REMISES A NIVEAU PAR LE PROGRAMME GMES & AFRICA DE L’UNION AFRICAINE.

Entretenir et maintenir en bon état de fonctionnement les stations de réception EumetCast est l’un des axes majeurs d’intervention du Programme GMES & Afrique, en Afrique Centrale dont le thème est «  Gestion de l’Eau et Ressources Naturelles », conduit par la Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS).

Depuis 2018, un programme d’assistance permanente est déroulé dans les 9 pays concernés à savoir le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Sao Tomé et Principe, et enfin le Tchad.

Dépannage Station MESA Univ Malabo

L’appui de GMES & Africa concerne la maintenance de deux types de station, à savoir PUMA et MESA. Rappelons que PUMA (Préparation à l’utilisation de MSG en Afrique) est un Projet qui a permis le déploiement des stations de réception des données satellitaires auprès des  services météorologiques nationaux, entre 2004 et 2006 par Thales Alenia Space, grâce au partenariat UA-UE. L’objectif de PUMA était de préparer les Etats africains à l’Utilisation des données Meteosat de première et deuxième génération (MSG1&2) afin d’élaborer des prévisions météorologiques nécessaires au secteur de l’Aviation civile. Par la suite, le même type d’équipement, avec de nouveaux logiciels ont été installés pour la réception des données d’observation  de la Terre nécessaires aux  applications de surveillance du climat et de l’environnement à travers le Programme de Surveillance de l’Environnement pour un développement durable (AMESD), fruit du même partenariat UA-UE. En Afrique Centrale, 15 Stations PUMA ont été ainsi installées et réhabilitées en 2010 et  2015.

 

Quant aux stations de réception des données satellitaires appelées AMESD, puis MESA, elles sont au nombre de 18 bénéficiant de l’assistance technique de GME & Africa. Certaines d’entre elles sont disséminées dans les Universités et Centres de recherche tel que le Centre de Recherche Hydrologique (CRH) au Cameroun, l’Université Marien Ngouabi au Congo Brazzaville et l’Université Omar Bongo au Gabon. D’autres sont localisées au sein les structures techniques des Etats, nécessiteuses des données spécifiques pour développer leurs activités. C’est le cas de la Régie des Voies Fluviales en RD Congo, du Service Commun d’Entretien des Voies Navigables (SCEVN) en Centrafrique et au Congo, ou alors de la CBLT au Tchad.

Les travaux de suivi de ces stations sont assurés presqu’au quotidien par les Experts GMES en charge de l’administration système. Plusieurs missions d’inspection, de maintenance et de remise à niveau ont eu lieu à Brazzaville, à Libreville, à Malabo, à Bangui et à Ndjamena. Et les interventions portent sur plusieurs aspects et varient en fonction des problèmes de chaque station. D’une manière générale, elles consistent à améliorer l’utilisation de l’interface d’analyse et traitement des données, consolider le jeu de données pour la E.Station, Installer les fichiers RPMs de mise à jour, préparer le jeu de données à ingérer pour les données manquantes et faire le débriefing sur la production des graphes, cartes d’analyse et autres produits.

Avec le contexte COVID, certaines interventions continuent de se faire en ligne, chaque fois que les besoins sont exprimés par les pays bénéficiaires.

A ce jour, grâce au Programme GMES & Africa, la quasi-totalité des stations sont opérationnels et l’accès aux données d’observations de la terre est sensiblement amélioré. Constitué en un réseau efficace de collecte des données, ces stations de réception satellitaires sont aptes à accroître les connaissances et favoriser l’échange des informations et services, pour une bonne gestion de l’eau et  des ressources naturelles de la région Afrique Centrale.

Remise à niveau de la E. station au Gabon

Centre de Recherche Météorologique de Kinshasa

Architecture système d’acquisition des données et dissémination des produits du thema CICOS

 

.