2ème Forum Hydromet en Afrique Centrale : le Programme GMES & Africa au cœur des échanges

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) a organisé du 04 au 06 mai 2021, le 2ème Forum Hydrométéorologique (Hydromet) qui a regroupé en visioconférence, plus de 200 acteurs du secteur eau en Afrique Centrale. La CICOS, organisme de gestion du bassin du Congo, tête de file du consortium en Afrique Centrale, du Projet Gestion de l’Eau et des Ressources Naturelles du Programme continental GMES & Africa, (GERN/GMES&Africa) y a activement pris part.

 

 

 

 

 

 

Après le 1er Forum tenu en 2018, il fallait perpétuer cette plateforme d’échanges de connaissance et d’informations entre les Services Hydrologiques et Météorologiques Nationaux (SHMN) et les principaux utilisateurs et de permettre un cadre d’écoute pour les partenaires au développement sur les besoins des secteurs et des groupes d’utilisateurs. C’est l’objectif visé par cette deuxième édition qui, en raison du contexte covid-19, s’est tenu en visioconférence.

L’intervention de la CICOS s’est située dans le cadre de la session consacrée au rôle majeur  des organismes de bassin transfrontaliers dans le Suivi Régional Hydro Météo et les Systèmes d’Alerte Précoce. Le Dr Georges Gulemvuga, Directeur des Ressources en Eau de la CICOS et coordonnateur du Projet GERN/GMES & Africa, a fait une présentation axée sur la contribution des technologies spatiales dans l’amélioration du suivi régional hydrométéorologique et les systèmes d’alerte précoce: cas du bassin du Congo. Au cours de cette présentation il a longuement partagé l’expérience de la CICOS dans la promotion de l’Altimétrie spatiale comme complément au réseau de mesure in-situ depuis 2009 à ce jour, du Programme AMESD à GMES & Africa en passant par MESA financé par le partenariat Union Européenne – Union Africaine.

Des avancées spatiales significatives

La CICOS et ses partenaires ont ainsi développé des produits et services avals dont les plus saillants sont l’élaboration d’alerte des hauteurs d’eau pour la navigation et le suivi de bilans hydrologiques de sous-bassins, le modèle de prévision des hauteurs d’eau pour la navigation fluviale , l’outil de modélisation et d’allocation des ressources en eau nécessaire aux aménagement hydrauliques et à  l’allocation des ressources en eau du bassin du Congo. La CICOS a élaboré, grâce à l’altimétrie spatiale, une carte de la densité de puissance (kW/Km) le développement de la pico et micro-hydroélectricité. Il a été également question, bien évidemment, du dernier né de ces innovations technologiques  réalisé avec l’appui de GMES & Africa: l’application smartphone incorporant les cartes de navigation numérique du fleuve Congo et de ses principaux affluents et utilisant les technologies satellitaires pour guider, en toute sécurité, les bateaux et autres embarcations fluviales.  Le Dr Gulemvuga n’a pas manqué de relever à l’attention des participants que les services du Projet GERN/GMES & Africa s’étendent au-delà de navigation fluviale et mettent également l’accent sur la densification du réseau hydrométrique du bassin du Congo et sur le suivi de la dynamique des zones humides de la cuvette centrale. L’un des apports majeurs que la CICOS, grâce au Projet GERN/GMES & Africa, apportent aux SHMN de ses Etats membres, conclut-il, c’est leur approvisionnement en données spatiales et la mise à niveau de leurs réseaux nationaux.

Au cours des échanges qui ont suivi cette communication, les participants ont souligné les avancées obtenues grâce à la technologie spatiale et exhorter les SHMN d’en faire une meilleure exploitation pour engager l’Afrique centrale dans la voie du développement durable.

C’est pourquoi, dans ses recommandations finales, le 2ème Forum Hydromet a souligné l’importance pour l’Afrique Centrale de s’approprier ces technologies innovantes dont les avantages sont multiples, notamment : l’accès aux données des endroits inaccessibles au sol au regard de l’immensité de la superficie du bassin, moins coûteux au plan opérationnel, car elles remplacent les lecteurs, des mesures continues, etc.

Une pléthore d’acteurs a répondu présent à cette importante plateforme régionale, dont les représentants de haut niveau des gouvernements des Etats membres de la CEEAC, l’ensemble des points focaux nationaux des secteurs concernés et notamment ceux de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, les organismes de bassin transfrontaliers de l’Afrique centrale, les acteurs de la société civile et notamment les universités, les parlementaires des pays de la sous-région, le secteur privé, des institutions sous régionales et les partenaires au développement.

Il convient de rappeler que cette activité est financée par le programme « Renforcer la résilience aux catastrophes naturelles dans les régions, pays et communautés d’Afrique subsaharienne« , qui est une initiative du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, financée par l’Union européenne et mise en œuvre par la Banque mondiale / Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement (GFDRR).

 

07.05.2021