Projet GMES & Africa-CICOS : la République Démocratique du Congo (RDC) met en place un Comité National de Suivi des résultats du Projet.

C’est au cours de l’atelier national qui s’est tenu ce mardi 28 septembre 2021, à Kinshasa que les décideurs des structures publiques et privés impliqués dans la gestion de l’eau et des ressources naturelles, ont adopté cette résolution. Ce comité a été placé sous la coordination des Ministères en charge de l’environnement et des transports, qui en assurent respectivement les fonctions de Président et de vice-président.

A l’ouverture des travaux, le représentant du Vice Premier Ministre, Ministre de l’environnement et développement durable, Monsieur Louis Lungu Malushi, avait déjà donné le ton en déclarant que « l’importance d’une bonne gestion des ressources naturelles de notre Pays, devrait nous pousser à considérer l’apport de technologies spatiales comme indispensable ». Et il avait ensuite invité les participants à « se pencher sur les résultats obtenus dans le cadre de GMES & Africa, de les évaluer et d’examiner les voies et moyens de les perpétuer ».

Tout au long de la journée, les communications faites par la CICOS et ses partenaires pour présenter ces résultats, ont permis à ces acteurs clés de l’un des plus grands pays d’Afrique aux immenses richesses naturelles, de se faire une idée sur la pertinence de GMES & Africa, qui promeut l’utilisation des données satellitaires, pour une bonne gestion de ces ressources. L’exposé du Dr Landing Mane de l’OSFAC, qui a présenté les cartes thématiques produites grâce à l’appui de GMES & Africa, pour planifier la gestion du sol, prévenir les feux de forêts, connaitre l’étendue des zones inondées et leur impact dans le fonctionnement hydrologiques, etc. a particulièrement retenu l’attention. Tout comme celui qui a été livré par le Dr Raphael Tshimanga, Directeur du CRREBaC, qui a déclaré que grâce au volet renforcement des capacités du Projet, plus d’une dizaine d’experts et chercheurs congolais ont été formé dans l’altimétrie spatiale et gestion des ressources en eau, et dans l’application des Techniques d’Observation Spatiale à la Cartographie et Evaluation des Risques d’Inondation.

Nécessité d’un cadre global d’échanges des données

Les discussions entre les participants ont amené à une prise de conscience plus accrue sur l’intérêt d’accéder aux données satellitaires, et surtout de disposer d’une plateforme d’échanges, au travers de laquelle, la RDC pourra capitaliser non seulement les résultats de GMES & Africa, mais aussi ceux des autres programmes/projets qui se développement dans le pays. Plusieurs centres d’intérêts ont ainsi été identifiés. Il s’agit entre autres, du suivi des stocks halieutiques et des espèces menacées, du charriage des sédiments et des déchets plastiques sur le fleuve Congo, du suivi de l’évolution de niveaux d’eau pour prévenir les perturbations dans l’exploitation hydroélectrique, etc.

Pour les participants, la mise en place de ce cadre de concertation que constitue ce Comité National, est une réponse appropriée pour assurer la pérennité des acquis de GMES & Africa, et pour prendre en compte les problématiques que soulèvent ces centres d’intérêts identifiés.

C’est sur la promesse de le rendre opérationnel dans les meilleurs délais qu’ils se sont séparés, et que l’atelier national a été clôturé par le Représentant du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, qui a exprimé son satisfecit et réitéré le soutien total des autorités à cette initiative.

 

 

 

29.09.2021