La convention sur l’eau aux portes du Cameroun.

La République du Cameroun est le tout premier des Etats membres de la CICOS qui s’apprête à devenir Etat-partie à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, communément nommée « convention sur l’Eau ». L’organisation à Yaoundé, les 05 et 06 novembre 2019, sous les auspices du Secrétariat à la Convention sur l’Eau (UNECE), d’un Atelier d’information et de partage sur ladite convention, constitue l’une des dernières étapes du processus d’adhésion de cet important pays d’Afrique Centrale.

La rencontre était présidée par le Ministre Camerounais de l’Eau et de l’Energie, Membre du Comité des Ministres de la CICOS, Monsieur ELOUNDOU ESSOMBA Gaston, aux côtés de Mme SONJA KOEPPEL, Secrétaire de la Convention sur l’eau, et en présence de Madame ENAW née Judith EFUNDEM AGBOR, Secrétaire Général de la CICOS et des représentants de la CEEAC et Ambassade du Tchad au Cameroun.

Deux sessions ont meublé les travaux de la réunion. Lors de la 1ère session les participants ont suivi les présentations portant sur :

– la Convention sur l’Eau : une codification des règles et principes du droit international coutumier de l’Eau. Thème présenté par le Dr. Komlan SANGBANA, Secrétariat de la Convention sur l’Eau.
– Comment la Convention promeut la coopération : cas choisis d’application (suivi et évaluation de la ressource, adaptation au changement climatique, eaux souterraines). Communication de Mme Sonja KOEPPEL, Secrétaire de la Convention sur l’Eau
– l’expérience pratique d’une Partie dans la mise en œuvre de la Convention : le cas de la Slovénie. Expérience partagée par le Dr. Aleš BIZJAK, Agence Slovène de l’Eau.

Au cours de la 2ème session, il a été question d’échanger sur la Convention de l’Eau dans le contexte du Cameroun. A cet effet, les Experts du Ministère de l’Eau et de l’Energie, ont délivrées des communications portant notamment sur l’état des lieux des ressources en eau nationales et transfrontières et des instruments juridiques pertinents, et sur les bénéfices liés au retour d’expérience dans le cadre de la participation du Cameroun aux activités au titre de la Convention sur l’Eau.

L’on a pu suivre par la suite, l’expérience de la CBLT, intitulée : la Gestion du Lac Tchad, Expérience de l’Organisation pour la mise en valeur du Lac Tchad avec la Convention sur l’eau, faite par M. Mana BOUBAKARI ; et d’autre part, celle de la CICOS.

Plusieurs cas pratiques de mise en œuvre de la Convention sur l’Eau ont été également présentés, notamment au niveau de la CEEAC et du GWP-AC, mais aussi et surtout le cas du Manuel de notification préalable des mesures projetées dans le Bassin du Congo, présenté par Monsieur Blaise Léandre TONDO, Expert principal de la CICOS.

Avant de clore leurs travaux, les participants ont attentivement suivi un exposé du Ministère des Relations Extérieures du Cameroun, sur le processus d’adhésion à la convention au regard de la législation camerounaise. Cet exposé a été suivi par la synthèse des initiatives déjà menées et prochaines actions dans le cadre du processus d’adhésion, faite par le Ministère de l’Eau et de l’Energie.

Au sortir de l’atelier, les participants ont exprimé un sentiment général de satisfaction d’avoir été suffisamment édifiés sur la Convention, ses enjeux, ses implications juridiques, ses avantages et les bénéfices que le Cameroun pourrait en tirer. Sentiment de satisfaction réitéré par Monsieur MAMOUDOU Ousman, le Directeur des Ressources en Eau du Cameroun, qui dans son allocution de clôture des travaux, le 6 novembre, a déclaré, au nom du Ministre de l’Eau et de l’Energie, que le Cameroun en sort serein et prêt à engager les dernières étapes, vers l’adhésion à la Convention.